
Association
pour la protection de la Vallée de l’Ubaye
13
rue Jules Béraud
04400 BARCELONNETTE
(
association agréée )
Monsieur Marc
CONSTANS
Commissaire Enquêteur
Mairie de Barcelonnette
Place
de l’Hôtel de Ville
04400 BARCELONNETTE
Le 19 janvier 2005
Monsieur le Commissaire enquêteur,
Vous trouverez ci-joint les observations que j’exprime au nom de l’APVU dans le cadre de l’enquête publique en cours. Ces observations concernent aussi bien l’enquête pour l’aménagement de la voie sur berge que celle concernant les modifications à apporter au plan d’occupation du sol.
Ce qui nous a le plus dérouté dans la lecture du dossier, c’est le sentiment d’un manque de sincérité qui s’est imposé à nous. Ce sentiment trouve sa source dans plusieurs signes :
- l’absence des études qui auraient permis de qualifier et quantifier les problèmes évoqués : la circulation et la sécurité,
- le flou sur la qualification et la fonction de la voie à créer,
- l’imprécision sur les travaux à exécuter (talus ou mur, emprise,…), qui ne semble pas fondée sur des éventuelles difficultés techniques,
- l’incertitude sur les ouvrages à construire, notamment les aménagements piétonniers,
- les différences, voire incohérences, entre les différents documents,
- l’inconsistance de l’étude d’impact, qui survole les sujets évoqués et occulte les problèmes les plus importants,
- l’impasse faite sur le plan de financement, pour plus de 50% du coût, ce qui aura une incidence considérable sur la fiscalité locale.
Ce sentiment nous conduit à nous interroger sur les motivations et les intentions réelles de la municipalité dans ce projet.
Nous n’excluons pas que, une fois acquise l’expropriation des trois parcelles qui font réellement obstacle à ses vues, la municipalité se contente d’élargir à minima la digue entre le champ de foire et l’avenue Berwick, avec un retour du trafic sur cette avenue. La décision prise lors de sa réunion du 17 décembre d’engager l’étude de l’élargissement de cette avenue, élargissement qui trouverait difficilement une autre justification, peut conforter cette hypothèse.
Après tout, pourquoi pas ? Mais alors l’enquête en cours ne serait qu’un trompe l’œil, un moyen d’éluder le débat démocratique et renvoyer la décision au cercle restreint du Conseil municipal.
Elucubration ? Procès d’intention ? Peut-être, mais tout devient compliqué lorsque la relation de confiance entre la population et ses élus est rompue.
En tout état de cause, notre association est totalement opposée à la mise en place d’un itinéraire de transit sur la digue de la rive droite de l’Ubaye. Elle l’a déjà exprimé, et développé ses arguments, en avançant des propositions, dans divers documents qui sont joints au présent courrier.
Je vous prie d’agréer, Monsieur le Commissaire enquêteur, l’expression de mes sentiments les meilleurs.
Le Président
Jean-Pierre Fourno